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White Moka

latte moka blanc

Bien connu des gourmands, le café Moka (ou Mocha) est un latte délicieux sur base de café, lait, chocolat et chantilly. Le white moka est la variante au chocolat blanc que j’affectionne tout particulièrement.

Matériel: Machine expresso, Nespresso ou Aeropress, une casserole ou un pichet à lait, éventuellement un siphon à chantilly, et bien sûr une grande tasse (en verre de préférence).

Ingrédients: Un expresso, une barre de chocolat blanc (ou du coulis et quelques copeaux), du coulis chocolat (classique), 26cl de lait, un peu de crème fraîche et de la crème fouettée (ou chantilly, mais la recette est déjà bien sucrée).

  1. Couper un carreau de chocolat blanc en copeaux, et faire fondre le reste de la barre avec 1cl de lait et une noisette de crème fraîche pour réaliser un coulis.
  2. Couler un expresso (ou réaliser un café Aeropress court et intense) dans une tasse à part, et faire chauffer le lait dans la casserole ou le pichet (attention de ne pas cuire le lait).
  3. Réchauffer la grande tasse en verre et y mettre le coulis de chocolat blanc.
  4. Ajouter l’expresso puis le lait chaud.
  5. Compléter avec la crème fouettée (ou la crème chantilly).
  6. Décorer généreusement avec le coulis de chocolat et les copeaux de chocolat blanc.

Vous m’en direz des nouvelles, bonne dégustation!

 

 

 

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Café brésilien

Café brésilien

Connaissez-vous le café brésilien? C’est un petit cocktail gourmand à base de café pour se réchauffer l’hiver au coin du feu… ou à siroter l’été sur la plage d’Ipanema!

Le matériel: Il vous faudra une machine expresso ou Nespresso, un grand verre, une grande tasse en verre ou un bocal en verre comme sur la photo.

Les ingrédients: Un double expresso (légèrement allongé), 2cl de Cognac (ou de Brandy de pomme), 3cl de Grand-Marnier, 3cl de liqueur de café (voir ma recette de liqueur de café maison ici), de la crème fouettée ou de la crème chantilly, et des grains de café / du cacao amer pour la déco.

  1. Versez le Cognac dans le grand verre.
  2. (Facultatif) Faites chauffer le verre à l’aide du brûleur de votre gazinière, puis en penchant un peu le verre, faites entrer la flamme dans le verre pour faire flamber le Cognac.
  3. Ajoutez le Grand-Marnier et la liqueur de café, puis versez le café chaud. Pour la forme je préconise naturellement d’utiliser un café du Brésil
  4. Compléter par la crème fouettée ou la crème chantilly, et garnir de quelques grains de café ou de cacao.

Vous pouvez sophistiquer la présentation de votre café brésilien en entourant le verre d’une serviette de tissu fermée d’un nœud.

Régalez-vous, mais ce breuvage est à consommer avec modération car il y a tout de même plus d’alcool que de café !

 

 

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Cappuccino

Cappuccino

Voici ma petite recette du Cappuccino, un grand classique, voire le café latte le plus connu.

Le matériel: Vous aurez besoin d’une grande tasse à café (en verre par exemple), d’une machine expresso, Nespresso, ou d’une Aeropress, d’un pichet à lait en inox (prévoir plus grand que nécessaire), d’une spatule ou d’une cuillère, ainsi que de la buse vapeur de votre machine ou d’un mousseur à lait.
Les ingrédients: 1 expresso intense (l’idéal est un ristretto simple ou double, mais c’est selon votre goût), 160ml de lait à température ambiante (entier ou demi-écrémé), une cuillère de cacao amer en poudre pour la déco. Il est aussi possible, et même conseillé, d’agrémenter son cappuccino avec du sirop « gourmand » type Monin (Caramel, Vanille, Noisette, Pain d’épices, Chocolat Cookie, Nougat…).

  1. Couler un expresso serré dans le verre (ou la grande tasse). 
  2. À l’aide de la buse vapeur ou du mousseur, faire mousser le lait au maximum dans le pichet en inox (le volume doit doubler et la mousse doit être épaisse). Attention de ne trop insister au risque de cuire le lait. 
  3. Verser le lait chaud sur l’expresso, puis ajouter la mousse en quantité.
  4. Agrémenter de votre sirop gourmand le cas échéant, et saupoudrer du cacao amer. Cappuccino

    Régalez-vous, le Cappuccino est un grand classique, mais bien réalisé c’est un délice!

 

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Liqueur de café

Il est tout à fait possible de faire sa propre liqueur de café. Vous pourrez la consommer pure en digestif, ou l’utiliser comme ingrédient secret pour vos cocktails ou vos desserts. Il existe plusieurs recettes faisant intervenir différents types d’alcools. La méthode traditionnelle italienne nécessite de l’alcool neutre à 95%, mais vu la difficulté de se procurer ce type d’alcool en France, je préfère vous montrer une recette à base de rhum vieux.

Le matériel: Il vous faudra simplement une carafe en verre, une bouteille d’1L en verre avec bouchon hermétique, un entonnoir et un filtre à maille fine (filtre en papier, passoire à thé, tamis…).
Les ingrédients: 125g de café fort (Rital ou Gégé) grossièrement moulu (piston), 1 bouteille de Rhum vieux de bonne qualité, une gousse de vanille, 200ml d’eau et 300g de sucre (roux).

  1. Mettre le rhum, le café moulu et la gousse de vanille (fendue) à macérer dans la carafe pendant une dizaine de jours.
  2. Faire chauffer l’eau et le sucre de manière à réaliser un sirop.
  3. Ajouter le sirop (froid) à la macération et attendez encore 4 à 5 jours.
  4. Filtrer le contenu de la carafe et mettre le résultat dans la bouteille d’1L.
  5. Reboucher la bouteille, et laisser reposer deux semaines à l’abris de la chaleur et de la lumière avant de consommer (avec modération naturellement).
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Aeropress – La méthode classique

Si vous ne connaissez pas l’Aeropress, c’est une méthode d’extraction douce aussi simple que pratique, et vraiment performante qui nous vient de Californie. C’est LA cafetière à la mode, slow coffee, troisième vague et tutti quanti…

L’idée générale de l’Aeropress c’est de pouvoir réaliser un café assez clair, donc plutôt doux et sans amertume, mais très parfumé avec une persistance en bouche digne d’un expresso.
On peut donc préparer un grand mug de café léger pour le petit déjeuner, et ce ne sera pas un « jus de chaussettes ». Le procédé est très rapide (moins de 5min), et on peut l’emmener partout.

Aujourd’hui je vais vous montrer une des techniques de base qui offre facilement de bons résultats, c’est la méthode inversée.

La recette nécessite juste une bouilloire (et une Aeropress aussi).

  1. Faire chauffer de l’eau jusqu’à frémissement (environ 92°C à 94°C).
  2. Préparer le chapeau porte-filtre et y insérer un petit filtre que vous aurez rincé à l’eau chaude. Préchauffer la tasse avec un peu d’eau chaude.
  3. Assembler le piston et le corps, puis retourner l’Aeropress (et oui c’est la méthode inversée).
  4. Insérez une cuillère généreuse de café finement moulu dans la partie inférieure, (utilisez la cuillère doseuse fournie, préférez une mouture type expresso).
    Cette étape pourra être ajustée selon le café utilisé et les goûts de chacun.
  5. Ajouter un peu d’eau chaude pour recouvrir le marc, et laisser pré-infuser 20 à 30 secondes.
  6. Verser ensuite de l’eau chaude jusqu’au bord supérieur et remuer avec la spatule fournie.
  7. Laisser infuser une minute environ.
  8. Visser le chapeau porte-filtre et positionner la tasse par dessus (à l’envers donc). Si votre tasse est trop étroite, utilisez l’entonnoir fourni.
  9. Retourner l’ensemble tasse-Aeropress, et presser le piston doucement et régulièrement pour extraire le café. A la fin, de l’air commence à s’échapper, c’est fini.
  10. Le marc s’éjecte facilement dans la poubelle, rincer la cafetière sous l’eau puis dégustez votre café.

En ce moment chez Montaiguet Moka l’Aeropress est en promotion à 34€90 au lieu de 39€90. Je rappelle qu’il faut l’utiliser avec un café finement moulu (expresso).

 

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Tiramisù Nutella®

Tirramisù Nutella

Un grand classique cette semaine; le Tiramisù, mais la recette super gourmande au Nutella®!

Pour le matériel, il vous faudra (comme d’habitude) une machine à café ou autre cafetière, un grand plat à gratin, ou des ramequins individuels.
Pour les ingrédients; 250g-300g de mascarpone, 100g de Nutella, 100g de biscuits à la cuillère, 15g de sucre en poudre et 1 sachet de sucre vanillé, 4 œufs frais, une grande tasse de café assez fort ou 1 double expresso allongé (Guatemala, Gégé, Expresso ou Moka Sidamo), 2 cuillères à soupe de lait, 4 cuillères à soupe de cacao amer.

  1. Dans deux saladiers, séparer le jaune du blanc des œufs.
  2. Ajouter le sucre et le sucre vanillé aux jaunes et blanchir le mélange.
  3. Ajouter le mascarpone et bien mélanger.
  4. À part, mélanger le Nutella avec le lait. Réchauffer quelques secondes au micro ondes et mélanger.
  5. Mélanger les crèmes aux mascarpone et au Nutella.
  6. Monter les blancs en neige consistante et incorporer délicatement à la crème.
  7. Dans le moule choisi, étaler une couche de crème, puis disposer une couche de biscuits imbibés de café.
  8. Répéter les couches crème/biscuits. Finir par une couche de crème.
  9. Laisser reposer quelques heures au réfrigérateur, et saupoudrer du cacao juste avant de servir.

N’hésitez pas à ajouter un peu d’amaretto (ou de bon rhum) dans le café avant d’y imbiber les biscuits.

(Largement inspiré de la recette de NOUNOU2B sur marmiton.org).

Bonne dégustation!

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Grog al caffè

Grog au café

En ce lundi d’automne, je vous propose la recette idéale pour se réchauffer le cœur; le grog au café (grog al caffè en italien).

Pour le matériel, il vous faudra simplement une machine à café, la recette fonctionne avec toutes les machines et cafetières, il suffit juste d’éviter le café lyophilisé s’il vous plait! Je me suis servis ici d’une machine à capsules. Pour les ingrédients; café, sirop de sucre de canne, rhum blanc (j’ai mis de la Cachaça c’était très bon), et cannelle en poudre.

  1. Réchauffer un verre épais, un mug ou une grande tasse à café sous l’eau chaude, puis l’essuyer.
  2. Mettre une cuillère à café de sirop de sucre, et deux cuillères à café de rhum dans le verre (il est 9h du matin, je n’ai mis qu’une seule cuillère de rhum…).
  3. Couler un expresso allongé par dessus (ou deux, comme moi). J’ai utilisé deux capsules Intenso (les cuivrées).
  4. Saupoudrer légèrement de cannelle en poudre.

Vraiment bon… et me voila fin prêt pour affronter le blizzard!
Heureusement que j’ai réussi du premier coup, j’aurais du mal à écrire ces mots après 4 essais!

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Espresso con panna

Espresso con panna

Après le caffè macchiato de la semaine dernière, voici une recette encore plus gourmande, l’espresso con panna. Souvent appelé café viennois dans nos contrées, il s’agit d’un expresso surmonté d’une bonne dose de crème chantilly.

Pour le matériel, il vous faudra une machine expresso et une poche à douille de pâtisserie (ou une bombe de crème chantilly ça fonctionne aussi). Pour les ingrédients; café, crème chantilly (à la vanille c’est encore meilleur) et éventuellement cacao amer en poudre pour la déco.

  1.  Dans une grande tasse, faire couler un expresso légèrement allongé. Préférez un café assez doux (Costa Rica, Colombie, Arc en Ciel…).
  2.  Faire une crème chantilly maison (comment qu’on fait? Par exemple comme ça).
  3.  À l’aide de la poche à douille, déposer une belle rosace de chantilly sur l’expresso précédemment coulé. Soyez généreux, la chantilly doit dépasser de la tasses.
  4.  Saupoudrer de cacao, puis déguster.Comme pour le macchiato, cette recette est parfaite avec un double expresso plutôt qu’un simple. Outre le café… le secret réside bien sûr dans la qualité de la crème chantilly, alors si vous préférez l’acheter plutôt que la réaliser vous-même, choisissez la meilleure possible.
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Caffè macchiato

café macchiato

Voici une recette simple que j’apprécie particulièrement, le caffè macchiato (café tacheté). Il s’agit d’un expresso surmonté d’une petite touche de mousse de lait. Il ne faut pas le confondre avec le latte macchiato, très à la mode, qui est un grand café au lait, lui même surmonté d’une touche de mousse de lait.

Pour le matériel, vous aurez besoin d’une machine expresso avec buse vapeur, ou d’un mousseur à lait séparé. Pour les ingrédients c’est facile, il faut du café et du lait (entier c’est mieux mais cela fonctionne aussi très bien avec du lait demi-écrémé)

  1.  Dans une petite tasse, faire couler un expresso plutôt serré. Il est intéressant de prendre un café avec du caractère, que ce soit un profil amer (Guatemala, Gégé, Rital…) ou acide (Costa Rica, Colombie…)
  2.  Faire mousser un peu de lait dans un pichet inox. Faire mousser du lait n’est pas si simple. D’abord remplir de lait froid jusqu’au tiers, ou maximum la moitié du pichet. Pensez ensuite à purger l’eau condensée dans la buse, puis insérez l’embout de la buse vapeur dans le pichet, d’abord un instant à la surface du lait pour l’étirer, puis juste sous la surface pour créer une mousse fine et dense. Au bout de quelques secondes le volume doit avoir doublé, déplacez alors la buse le long du bord du pichet de manière à faire tourbillonner et ainsi mélanger le lait. Attention de ne pas trop chauffer, si le lait dépasse 70° il sera cuit et c’est pas bon.
  3.  Déposer 2 ou 3 petites cuillères de mousse de lait dense dans votre tasse d’expresso, la mousse doit flotter au dessus de l’expresso comme sur ma photo. Il ne faut pas verser de lait dans la tasse, seulement ajouter délicatement un peu de mousse à l’aide d’une cuillère.

    E voilà, è pronto! Bonne dégustation.

    Personnellement, et je vous conseille d’en faire autant si vous êtes un peu gourmand(e), j’ai privilégié un double expresso dans une grande tasse avec 4 ou 5 cuillères de mousse de lait.

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Restauration machine à café italienne des 50’s

Restauration de ma FAEMA URANIA

Faema Urania avant la restauration
L’ancienne avant sa restauration

Voici l’histoire de la restauration de ma belle italienne, une machine à levier FAEMA Urania de 1956. La belle a officié jusqu’à la fin des années 70 au restaurant du camping Arc-en-Ciel au pont des Trois Sautets. Un grand merci à Corinne et Cécile du camping qui m’ont offert cette magnifique machine.

D’abord un peu d’histoire

Le caffè espresso (traduire par café extrait par pression) est une méthode d’extraction rapide et intense du café apparue en Italie fin 19ème. Malgré l’engouement pour l’expresso et les améliorations apportées aux premières machines fonctionnant à la vapeur, le résultat est encore loin de l’expresso moderne. La vapeur, trop chaude, brûle le café et la faible pression générée n’est pas satisfaisante.

Expresso

C’est en 1946 qu’Achille GAGGIA parvient à augmenter la pression de 2 à 9 bars, en forçant l’eau chaude dans un cylindre au moyen d’un levier à ressort actionné par le barista. Le résultat, une petite quantité de café au goût intense et surmonté de crema, marque la naissance de l’expresso contemporain. GAGGIA sous-traite alors la production de ses nouvelles machines à levier, notamment à la société FAEMA d’Ernesto VALENTE. VALENTE comprend rapidement le potentiel des machines à levier, et lance la production sous sa propre marque dès 1950.

Quelques années plus tard en 1961, FAEMA va au-delà du levier et fixe les standards des machines actuelles avec la sortie de la légendaire Faema E61, dotée d’une pompe mécanique et d’une chaudière à échangeur thermique. Le groupe d’infusion mythique de la E61 est d’ailleurs encore utilisé sur les machines actuelles.

L’Urania en ma possession (n°9206) est un exemplaire fabriqué pour l’export et sorti de l’usine FAEMA de Milan en septembre 1956.

La restauration

Mon exemplaire est un modèle à un groupe, accouplé à la chaudière et avec chauffe au gaz. J’ai choisi de la convertir à l’électrique, mais je remettrais rapidement le gaz en route pour permettre une utilisation mixte électrique / gaz, pratique en itinérance s’il n’y a pas d’électricité.

N’ayant pas toutes les compétences requises pour réaliser seul cette restauration, j’ai demandé conseil sur le site expresso.cultureforum.net, une mine d’or si vous cherchez à aller plus loin sur votre culture de l’expresso. La communauté très sympa du forum m’a bien aidé, et m’a permis de rencontré Pascal (alias Zeb), un spécialiste de la restauration de machine à levier des 50’s, et coup de bol, il habite la région! C’est clairement grâce à cette rencontre que j’ai pu mener ce projet à terme, merci encore à toi Pascal.

Pour mieux comprendre les étapes de la restauration, il faut comprendre la conception de base de la machine, simple mais ingénieuse, surtout dans les détails.

La machine est composée de 5 ensembles distincts:

  • Le châssis et la carrosserie
  • La chaudière en cuivre, qui doit rester hermétique à plus d’un bar de pression
  • Le système de chauffe et son mécanisme de contrôle de température (réalisé par le contrôle de la pression)
  • Le groupe d’infusion, massif en laiton chromé; c’est la pièce maîtresse et la partie la plus technique : ressort, roulements, joints…
  • La robinetterie et la plomberie gérant la circulation de l’eau dans la machine ainsi que la distribution d’eau chaude et de vapeur

J’ai commencé par démonter la carrosserie, les chromes étaient bien conservés. Cela m’a permis de voir les entrailles de la bête. Bonne nouvelle : la machine était complète. Toutefois, l’état de la visserie, notamment celle de la chaudière, était un peu inquiétant. J’ai donc décidé de commencer par là, car si je ne pouvais pas ouvrir la chaudière le projet s’arrêtait là. J’ai chauffé au chalumeau et cogné à la massette les gros boulons rouillés avant de les dévisser… mais j’ai quand même cassé la moité des 8 boulons…

Boulons récalcitrants

Dans ces cas là, normalement pas de panique, il existe des extracteurs de boulon pour retirer les vis cassées. Malheureusement les extracteurs aussi ont cassé à l’intérieur des boulons. Ces extracteurs sont en tungstène, un alliage très dur, et tous mes efforts pour les dégager furent vains, il m’aurait fallut des outils en kryptonite!

 

Après plusieurs mois de galère, je suis tout de même parvenu à rogner la matière, millimètre après millimètre pendant des heures, à la pointe diamant montée sur une dremel. Ouf, j’ai réussi ! Et après avoir progressivement restauré les filetages abîmés au taraud, je pense que la bride de chaudière pourra tenir la pression. J’ai cependant scellé une tige filetée sur la chaudière à la place du boulon d’origine car un des pas de vis était très abîmé.

Passage à l'acide

 

Étape suivante, passage de la chaudière à l’acide! J’ai fait rapide car mieux vaut moins que trop avec ce genre de liquide, et je ne souhaite pas une restauration « parfaite », mais juste que la bécane soit propre, fonctionnelle et maintenue ensuite en bon état.

Ça faisait des bulles et de la fumé, c’était marrant … mais bon il m’a fallut faire vraiment attention, je ne voulais pas y laisser un œil (gants, lunettes, masque et travail en extérieur).

La cuve ayant retrouvé sa jolie couleur cuivrée, je me suis attaqué au châssis. J’ai simplement poncé, bien dégraissé à l’acétone puis appliqué trois couches de peinture antirouille et résistant à des températures relativement élevées.

Il était temps de passer au choses sérieuses : la restauration du groupe d’infusion à levier, la pièce maîtresse de la machine.

Malheureusement, la tête de groupe était cassée en deux. C’est le coup classique lorsque le levier est lâché brusquement alors que la machine est froide ou qu’il n’y a plus d’eau. Après consultation des spécialistes du forum il s’est avéré que cette pièce était introuvable et qu’il me faudrait la refabriquer à partir d’une pièce ressemblante. Modifications, fraisage, usinage… J’étais un peu effrayé par cette solution compliquée… mais heureusement Zeb le spécialiste à réussi à réparer ma tête de groupe par un collage époxy! J’aimerais bien travailler aussi proprement, la pièce est parfaite, comme neuve. Par chance la cassure n’était pas trop mal placée, il me faudra juste éviter les retours de levier violents.

Réparation tête de groupe cassée
Avant – Après

Alors que le travail avançait à bon rythme, je n’ai rien trouvé de mieux que de faire tomber la machine… Résultat, la bulle en plexiglas du chauffe tasse, une des pièces les plus esthétiques de la machine est cassée en deux. Pour être franc je ne l’ai pas très bien pris, j’ai balancé la machine dans un carton et n’y ai plus touché pendant un an.

…Après un an de digestion pour mon plexi cassé, je reprends le travail plus motivé que jamais. La cassure est propre et un simple collage (sans solvant) a permis une réparation relativement discrète du précieux capot en plexiglas. La pièce se trouve encore neuve mais à prix d’or alors ma réparation fera l’affaire.

Il était temps de s’atteler à un long travail de nettoyage des divers éléments du groupe, et de tous les robinets et mécanismes divers de la machine. Il s’agit de démonter chaque mécanisme, d’extraire les joints, clapets et étoupes (qui sont d’époque, avec un peu partout « une matière extrêmement indésirable utilisée autrefois »), sans oublier de graisser les parties soumises à frottements. Les joints les plus récalcitrants ont dû être brûlés. Pour les parties visibles il a fallut dégraisser, bien nettoyer et surtout faire revenir le brillant du chrome. Globalement les chromes sont en bon état, seuls quelques éléments auront besoin de faire un petit tour chez le chromeur à l’occasion.

Pour les nouveaux joints, j’ai trouvé facilement pour les étoupes, les clapets, et pour les joints à lèvre du piston, mais Pascal a dû commander un joint sur mesure pour le robinet d’admission d’eau à son homologue restaurateur Paul Pratt à Hong Kong. Pour la chaudière même problème, le joint vers le groupe et celui du flasque sont introuvables, il m’a dont fallut les découper dans une feuille de ptfe de 3mm d’épaisseur. Le résultat n’est pas idéal car ma chaudière fuit encore un petit peu au niveau du flasque.

Pascal m’a aussi offert une soupape de sécurité, et j’ai trouvé un nouveau ressort pour le piston, un porte filtre neuf avec des filtres et des embouts une et deux tasses, une douchette et de nouvelles poignées en bakélite noire pour les robinets eau et vapeur. C’est dommage, la bakélite d’origine était marron mais bon on va pas chipoter.

Phase suivante: acheter du matériel électrique. Interrupteur, câbles haute température, pressostat et résistance 1500w, ainsi que de la quincaillerie inox, quelques raccords de plomberie et une lampe à led pour remplacer le néon au dos de la machine. Je ne me suis pas trop embêté pour la led, mais le résultat me convient.

Pièces Faema

             

Il ne m’a ensuite plus resté qu’à assembler le puzzle, sans oublier d’être généreux sur le téflon pour tous les raccords.
Voici des photos du câblage et de l’interrupteur inséré dans un orifice existant et inutilisé.

C’est là que dans l’excitation je suis allé trop vite et que j’ai bêtement cassé mon tube de niveau en verre. C’est dommage le Pyrex de ce tube avait plus de 60 ans, j’ai eu du mal à garder mon sang froid… J’ai rapidement retrouvé du verre borosilicate au bon diamètre (13mm) que j’ai pu découper à la bonne longueur au mini disque diamant sur la dremel. J’en ai un d’avance du coup, et ce n’est pas de trop car il est moitié moins épais que le tube d’origine…

A la première chauffe la machine fuyait de partout, un peu de téflon en plus a permis de régler la plupart des problèmes mais une fuite persiste sur le joint de chaudière. Au début la chaudière fuyait carrément et il ma semblé qu’une micro-fissure laissait échapper de l’eau.

J’ai resserré un peu à froid, et appliqué un pansement à la pâte époxy sur la fissure. La fuite est maintenant toute petite, n’apparaît qu’à 0,5 bar et l’eau se transforme instantanément en vapeur. Toutefois le sifflement m’agace un peu, il faudra que je démonte pour régler le problème et peut-être découper un nouveau joint dans la feuille de téflon qu’il me reste.

J’ai enfin pu régler le pressostat et la soupape de sécurité et après 3 ou 4 extractions de “nettoyage” j’ai réalisé mon premier shot! Pas mal pour un premier essai et un vrai régal après quelques ajustements.

Premier shot

        

Quel sentiment de plénitude de voir un projet de 2 ans aboutir! J’ai fini juste pour mes 35 ans en plus.
Il me reste à remettre la chauffe au gaz en route. A priori il suffit de restaurer (ou remplacer) le pressostat gaz, il a l’air en bon état, ça ne devrait pas poser de problème, mais je ferai cela plus tard.

Encore merci à Corinne et Cécile, à Pascal et aux aimables caféinés du forum expresso.cultureforum.net qui m’ont aidé.